Opinion : le premier film Broly n’est pas si brillant
Broly (1993) : Un colosse aux pieds d'argile ?
S’il y a bien un antagoniste qui a marqué l'histoire des films Dragon Ball, c’est Broly. Pour beaucoup, il représente le summum de la puissance et du "badass". Pourtant, en le revoyant aujourd'hui, le constat est pour moi plus nuancé. Si le film brille techniquement, il pèche cruellement sur le fond.
Une animation au sommet
Soyons honnêtes : visuellement, le film est une claque. Les animations sont fluides, les jeux de lumières sur les transformations sont magnifiques et le design de Broly en Super Saiyan Légendaire impose un charisme immédiat. On sent la puissance brute à chaque coup de poing.
Le problème Broly : Un vide abyssal
C’est là que le bât blesse. Malgré une présence incroyable à l'écran, le personnage est terriblement creux. Ses motivations se résument à une rancœur née de pleurs dans une pouponnière... C’est un peu léger pour justifier une telle haine. Broly n'est pas un personnage, c’est une force de la nature qui hurle "Kakarot" en boucle. On aurait aimé plus de profondeur, plus de dialogue, ou un véritable conflit psychologique.
Trop de muscles, trop peu de scénario
Le film se transforme très vite en une immense baston de plus d'une demi-heure. Si l'action est bien chorégraphiée, elle finit par étouffer le peu de scénario qui avait été mis en place au début du film. On perd ce qui fait le sel de Dragon Ball : l'enjeu dramatique et l'évolution de la situation. Ici, on regarde juste des guerriers se faire massacrer les uns après les autres sans grand changement de rythme.
Une conclusion expédiée
Mais le point le plus frustrant reste la fin. Après avoir vu Goku et ses amis se faire piétiner pendant tout le film, la résolution arrive comme un cheveu sur la soupe. Un transfert de force miraculeux, un coup de poing unique, et le colosse explose. Pour un combat aussi long et désespéré, voir Broly s'effondrer en un clin d'œil laisse un goût d'inachevé.

Je pensais être le seul à avoir cet avis ^^’